
Le Malachie Manaouda, Ministre de la Santé Publique, a tenu un point de presse à l’Hôpital Laquintinie de Douala le 19 février 2026, afin de faire le point sur la situation épidémiologique de la Mpox au Cameroun.
À travers cette communication officielle, le membre du gouvernement a tenu à informer avec transparence, tout en appelant à la responsabilité collective et à la sérénité. L’un des objectifs majeurs était de contrer la désinformation et d’apporter des données fiables à l’opinion publique.
Situation épidémiologique : des chiffres précis et rassurants
Depuis le 14 novembre 2025, le Cameroun fait face à une nouvelle flambée de Mpox. À la date du 16 février 2026, 116 cas suspects ont été enregistrés et investigués, dont 22 cas confirmés.
À ce jour, un seul cas demeure actif dans la région du Littoral, précisément dans le district de santé de Bangué. Aucun décès n’a été signalé, un élément que le Ministre a particulièrement souligné afin d’éviter toute confusion ou dramatisation excessive.
Quatre régions sur dix ont notifié au moins un cas positif : le Centre, le Littoral, l’Est et le Sud-Ouest. La communication détaillée des données, accompagnée de leur localisation, vise à maintenir un climat de confiance et à prévenir toute panique.
Mpox : une maladie connue, sous surveillance scientifique
Le Ministre a rappelé que la Mpox n’est ni une maladie nouvelle, ni mystérieuse. Endémique depuis les années 1970, elle est causée par un virus dont deux souches principales circulent historiquement dans le pays.
Toutefois, de nouveaux sous-variants ont été identifiés à l’échelle mondiale, avec une transmission interhumaine plus marquée, notamment par contacts rapprochés. Le séquençage génomique réalisé au Cameroun a confirmé la présence de ces sous-variants, sans révéler, à ce stade, une virulence alarmante.
Une riposte multisectorielle coordonnée
Face à cette situation, le Gouvernement a activé un ensemble de mesures de riposte, notamment :
• Le renforcement de la surveillance épidémiologique ;
• L’amélioration des capacités de laboratoire ;
• La prise en charge des cas confirmés ;
• Le suivi rigoureux des contacts ;
• Le processus d’acquisition de vaccins pour les populations à risque.
Cette stratégie repose sur une approche multisectorielle impliquant plusieurs administrations et partenaires techniques.
Vigilance maintenue face aux autres maladies épidémiques
Au-delà de la Mpox, le système de santé demeure en alerte concernant d’autres maladies à potentiel épidémique telles que la fièvre jaune, la rougeole et la poliomyélite.
Les autorités sanitaires ont présenté des statistiques récentes et rappelé les campagnes de vaccination en cours ou programmées, insistant sur la nécessité d’une vigilance continue.
Responsabilité individuelle et solidarité nationale
Le Ministre de la Santé Publique a invité les Camerounais à adopter des gestes simples de prévention :
• Lavage régulier des mains ;
• Évitement des contacts étroits avec des personnes symptomatiques ;
• Cuisson adéquate des aliments ;
• Consultation rapide d’une formation sanitaire en cas de doute ;
• Refus de toute stigmatisation des personnes infectées.
Un numéro vert, le 1510, reste disponible pour toute information complémentaire.
Un message sans dramatisation, mais avec méthode
Le message gouvernemental est clair : sans céder à la panique, mais avec rigueur, méthode et solidarité, la maîtrise de la situation dépend de l’engagement de tous. La communication officielle se veut transparente, pédagogique et mobilisatrice, afin de préserver la confiance entre les autorités sanitaires et les populations.
Marcelle Ndzanga/Celcom/ Minsanté
la santé, un avenir prometteur.
la vision de développement à long terme du Gouvernement est l’accession du Cameroun au stade de pays émergent aussi bien du point de vue économique qu’industriel à l’horizon 2035. Dans cette perspective, le rôle du secteur de la santé est fondamental dans la mesure où il ne saurait y avoir de développement sans une bonne santé des populations.