
En prélude au lancement de la 5ᵉ édition de la grande campagne gratuite de santé de l’Extrême-Nord, le Ministre de la Santé Publique, Dr MANAOUDA Malachie, a ouvert ce jour à Maroua un symposium scientifique placé sous le thème : « De la promotion de la santé à la couverture santé universelle : engager les communautés pour une santé résiliente ».
Réunissant experts, chercheurs et acteurs communautaires, cette rencontre entend dépasser la seule logique de soins ponctuels pour interroger les conditions d’une amélioration durable de l’accès aux services de santé dans une région confrontée à des défis géographiques, climatiques, économiques, sociaux et sécuritaires.
Dans son propos d’ouverture, le Ministre a rappelé une conviction forte : *« la santé ne commence pas à l’hôpital »*. Elle prend racine dans les familles, les villages, les écoles, les marchés, les lieux de culte et, plus largement, dans les comportements individuels et collectifs.
À la veille du déploiement des équipes sanitaires sur le terrain, Dr MANAOUDA Malachie a ainsi invité les participants à faire de cette campagne bien davantage qu’une opération de soins gratuits. Elle doit constituer un véritable laboratoire de proximité, permettant d’observer, d’écouter les populations, d’identifier les obstacles à l’accès aux soins et de produire des enseignements utiles à l’amélioration du système de santé.
Une attention particulière a été accordée à la place des communautés. Pour le Ministre, celles-ci ne doivent plus être considérées comme de simples bénéficiaires, mais comme de véritables coproductrices de santé : femmes, hommes, leaders traditionnels et religieux, agents de santé communautaire, associations de jeunes et de femmes ont tous un rôle à jouer dans la prévention, la surveillance et l’accès précoce aux soins.
Cette approche rejoint l’ambition de la Couverture Santé Universelle (CSU) : faire en sorte que le lieu de naissance, le niveau de revenu, l’éloignement géographique ou la vulnérabilité sociale ne constituent jamais une condamnation à être moins bien soigné.
Le symposium devra également contribuer à documenter scientifiquement les interventions menées dans l’Extrême-Nord, afin que chaque donnée recueillie puisse servir à mieux soigner demain. « Demain, nous irons vers les populations pour soigner. Aujourd’hui, réunis autour de la science, nous devons réfléchir ensemble à la manière de faire en sorte que la santé reste auprès d’elles durablement », a résumé le Ministre.
Au-delà de la campagne qui commence, l’enjeu est donc de bâtir une dynamique durable : celle d’un Extrême-Nord plus résilient, plus équitable et en meilleure santé, où la proximité avec les populations devient une réalité permanente et non une réponse exceptionnelle.
Clavère NKEN
la santé, un avenir prometteur.
la vision de développement à long terme du Gouvernement est l’accession du Cameroun au stade de pays émergent aussi bien du point de vue économique qu’industriel à l’horizon 2035. Dans cette perspective, le rôle du secteur de la santé est fondamental dans la mesure où il ne saurait y avoir de développement sans une bonne santé des populations.