
Par Clavère NKEN, Chef CELCOM MINSANTÉ
Yaoundé, ce jeudi après-midi,le cabinet du Ministre de la Santé Publique a servi de cadre à une importante séance de travail entre le chef de département ministériel et les responsables des Fonds régionaux pour la promotion de la santé (FRPS). Une rencontre stratégique, à l’heure où la mise en œuvre progressive de la Couverture Santé Universelle (CSU) appelle à davantage de cohérence, de rigueur et d’engagement sur le terrain.
Une reconnaissance du terrain et des avancées enregistrées
Après les civilités d’usage et la présentation des participants, le responsable du FRPS de l’Est, porte-voix de ses pairs, a situé le contexte de cette concertation. Dans une intervention empreinte de reconnaissance, il a salué le leadership du Ministre, mettant en avant les efforts consentis et les avancées enregistrées dans le système de santé, malgré un environnement opérationnel exigeant.
Au nom des différents fonds, il a réaffirmé leur engagement à assumer pleinement leurs missions, avec plus de rigueur, dans un contexte marqué par les exigences croissantes de la CSU.
Un rappel ferme du rôle des FRPS dans l’architecture du MINSANTÉ
Prenant la parole, le Ministre a tenu à rappeler que les Fonds régionaux pour la promotion de la santé sont des démembrements à part entière du Ministère de la Santé Publique. À ce titre, ils sont appelés à jouer un rôle central dans la dynamique de promotion de la santé et de financement des interventions au niveau déconcentré.
Tout en exprimant sa gratitude pour les efforts déjà consentis dans le cadre de la CSU, il a insisté sur la nécessité d’un engagement plus structuré et davantage aligné sur les priorités nationales.
Des insuffisances relevées sans détour
Dans un ton direct, le patron de la santé a dénoncé plusieurs manquements. Au premier rang, l’absence de propositions structurées émanant des fonds à l’endroit du top management, révélatrice d’un déficit de vision stratégique et de coordination.
Il a également regretté une participation jugée peu remarquable dans l’animation globale de ces structures, en décalage avec les attentes institutionnelles.
Autre point de préoccupation : l’absence récurrente de rapports annuels d’activités, pourtant essentiels à l’évaluation des performances et à la prise de décision. Sur la question des remboursements des prestations aux formations sanitaires, le Ministre a pointé du doigt un manque de diligence, voire des lenteurs préjudiciables au bon fonctionnement du système.
Cap sur la redevabilité et la performance
Au terme des échanges, le message est sans équivoque : les Fonds régionaux sont appelés à franchir un cap décisif. Celui de la responsabilité accrue, de la redevabilité et de l’alignement stratégique avec les priorités du secteur santé.
Cette concertation aura ainsi servi à la fois de cadre de recadrage et de remobilisation. Dans un système en pleine mutation, chaque maillon est désormais attendu à la hauteur des ambitions portées par la Couverture Santé Universelle : garantir un accès équitable, efficace et durable aux soins de santé pour tous.
la santé, un avenir prometteur.
la vision de développement à long terme du Gouvernement est l’accession du Cameroun au stade de pays émergent aussi bien du point de vue économique qu’industriel à l’horizon 2035. Dans cette perspective, le rôle du secteur de la santé est fondamental dans la mesure où il ne saurait y avoir de développement sans une bonne santé des populations.