Diplomatie sanitaire Au Conseil exécutif de l’OMS, le Cameroun porte une Région Africaine exigeante et responsable sur les grands enjeux de santé mondiale /

Diplomatie sanitaire Au Conseil exécutif de l’OMS, le Cameroun porte une Région Africaine exigeante et responsable sur les grands enjeux de santé mondiale

Publié le 05 Feb 2026  

L’offensive diplomatique sanitaire du Cameroun se poursuit avec constance et hauteur de vue. Ce mercredi, à la tribune du Conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Dr MANAOUDA Malachie, Ministre de la Santé Publique, émissaire du Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, a porté la voix des 47 États membres de la Région africaine de l’OMS, sur des enjeux majeurs qui conditionnent l’avenir sanitaire du continent et du monde.

Dans un contexte international marqué par la multiplication des crises sanitaires, l’accélération des mutations technologiques et les profondes inégalités d’accès aux soins, l’Afrique, par la voix du Cameroun, a réaffirmé sa volonté d’être force de propositions, de responsabilité et d’anticipation.

Produits médicaux falsifiés : une menace persistante pour la santé publique

La prolifération des produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés demeure une préoccupation majeure pour la Région africaine. Le Dr MANAOUDA Malachie a plaidé pour un renforcement de la lutte transfrontalière, ainsi que pour la normalisation et la sécurisation des chaînes d’approvisionnement officielles, condition essentielle pour garantir la sécurité des patients et restaurer la confiance dans les systèmes de santé.

Recrutement international des personnels de santé : stopper l’hémorragie des compétences

Autre point de vigilance soulevé : la migration massive des personnels de santé vers les circuits internationaux, qui fragilise dangereusement les systèmes sanitaires africains et crée de véritables déserts médicaux. La Région africaine appelle à un plaidoyer plus fort pour un recrutement éthique et équitable, ainsi qu’à la finalisation des procédures relatives au Code de pratique mondial de l’OMS, afin de mieux protéger les pays à ressources humaines limitées.

Résistance aux antimicrobiens : investir pour prévenir une crise silencieuse

Face à la montée inquiétante de la résistance aux antimicrobiens, l’Afrique a insisté sur la nécessité d’investissements accrus, notamment dans le développement des laboratoires de contrôle, les dispositifs de réactovigilance et la lutte contre les trafics illicites de médicaments, véritables accélérateurs de cette menace sanitaire mondiale.

Santé numérique et intelligence artificielle : innover, mais avec méthode

Reconnaissant le potentiel transformateur de la santé numérique et de l’intelligence artificielle pour accélérer la Couverture Sanitaire Universelle, la Région africaine a cependant appelé à la prudence. Pour le Dr MANAOUDA Malachie, cette révolution ne peut être ni aveugle ni désordonnée. Elle doit s’appuyer sur une gouvernance rigoureuse, éthique et sécurisée des données de santé, ainsi que sur l’harmonisation des cadres réglementaires régionaux, afin d’assurer une interopérabilité efficace et sécurisée au-delà des frontières.

Urgences sanitaires : renforcer la préparation et la résilience

S’alignant sur la déclaration régionale africaine, le Cameroun a salué le rapport du Directeur Général de l’OMS sur l’action de l’Organisation dans les situations d’urgence. Face à la recrudescence des urgences sanitaires, épidémiques et non épidémiques, aux effets souvent dévastateurs, la Région africaine propose le renforcement et l’extension de l’initiative UHPR (Examen universel de préparation) pour mieux prévenir, se préparer et répondre aux crises sanitaires.

Mesures sociales et données probantes : décider sur la base des faits

La Région africaine a également souligné l’insuffisance persistante de données probantes de qualité pour orienter efficacement les mesures sociales et de santé publique en situation d’urgence. Elle appelle ainsi à un financement accru des systèmes nationaux d’information sanitaire, afin d’éclairer les décisions publiques et d’améliorer l’efficacité des réponses sanitaires.

Santé et paix : bâtir la stabilité par l’équité

Concernant l’Initiative mondiale Santé et Paix, l’Afrique a encouragé la valorisation des stratégies sanitaires, à l’instar de la Couverture Sanitaire Universelle, comme leviers d’équité sociale, de justice sociale et de paix durable, particulièrement dans les contextes fragiles et post-conflits.

*Poliomyélite : maintenir le cap vers l’éradication*
Enfin, la poliomyélite demeure une préoccupation majeure dans la Région africaine, en raison de la circulation persistante des variants du poliovirus. L’objectif d’un monde sans poliovirus reste une priorité stratégique. L’élimination du poliovirus de type 2 constitue un défi majeur, appelant à une intégration renforcée des services de vaccination dans les systèmes de santé, un financement durable des campagnes et un soutien accru à la vaccination de routine.

En prenant la parole au nom de l’Afrique, le Cameroun a réaffirmé son engagement résolu aux côtés de l’OMS, salué les avancées enregistrées et réitéré le soutien de la Région africaine aux stratégies et orientations de l’Organisation. Une intervention qui confirme la place du Cameroun comme acteur crédible, écouté et respecté de la diplomatie sanitaire internationale, au service d’une Afrique plus forte, plus solidaire et mieux préparée aux défis de demain.

Clavère NKEN, Chef CELCOM MINSANTÉ

Le Minsante

la santé, un avenir prometteur.

la vision de développement à long terme du Gouvernement est l’accession du Cameroun au stade de pays émergent aussi bien du point de vue économique qu’industriel à l’horizon 2035. Dans cette perspective, le rôle du secteur de la santé est fondamental dans la mesure où il ne saurait y avoir de développement sans une bonne santé des populations.

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